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Nouveau formulaire d'inscription

Nous vous proposons un nouveau formulaire d'inscription pour vous inscrire au formation de la BDM

Vous pouvez toujours l'imprimer et le remplir à la main. Mais vous pouvez aussi le remplir directement à l'aide votre clavier voir même le signer électroniquement.

Démonstration en vidéo

Pour le remplir directement il vous :

1. La dernière version d'Adobe Reader. Vous pouvez obtenir gratuitement ce logiciel à partir du site Adobe

2. Téléchargez le formulaire d'inscription en cliquant avec le bouton droit. Dans le menu qui s'affiche, sélectionnez l'option "Enregistrer la cible sous".

3. Ouvrez le fichier à l'aide du logiciel Adobe Reader (à partir de l'emplacement où vous l'avez enregistré)

4. Complétez le formulaire. Cliquez n’importe où dans une zone bleue, le curseur se placera automatiquement au bon endroit. Saisir votre texte pour remplir le champ. 

5. L'enregistrez. Soit vous décidez de l'imprimer pour le signer à la main soit vous décidez de le signer électroniquement

6. Pour le signer électroniquement cliquez sur l'outil Remplir et signer dans le volet de droite.

7. Cliquez sur Signer dans la barre d'outils en haut de la page. Dans le sous-menu, cliquez sur Ajouter une signature

8. Tracez ou saisissez votre signature, ou utilisez une image.

9. Cliquez sur Appliquer et placez la signature à l'endroit souhaité, puis cliquez une fois pour apposer votre signature.

Remarque : si vous enregistrez un formulaire avec une signature ou un paraphe, vous ne pourrez plus modifier les champs de formulaire existants par la suite.

10. L'enregistrez

11. L'envoyez par mail à votre collectivité (pour qu'elle remplisse la partie la concernant, cette dernière peut également la signer électroniquement et nous l'envoyer par mail). Afin que votre formulaire d'inscription soit  validé Il est indispensable de le faire signer par le maire ou le président de la collectivité.

 

 

May ANGELI

may angeliDepuis les années 60, May ANGELI ne cesse de renouveler ses créations à destination des enfants. Sa parfaite maîtrise de la gravure sur bois et, son esprit de tolérance et d’ouverture sur le monde, nous émerveillent au fil de ses œuvres.

Née à Clichy, le 6 août 1937, d’une mère catholique de noblesse mi-bretonne, mi-gasconne, et d’un père juif ashkénaze tchèque, May Angeli est attentive aux métissages culturels et son oeuvre est un bel exemple de tolérance, de générosité et d’ouverture d’esprit.

Après avoir fait ses premières armes à La Farandole et au Père Castor, travaillant alors à la gouache, à l’encre, au crayon et à l’aquarelle, elle découvre, dans les années 1980, la gravure sur bois à Urbino. Dès lors, même si elle n’abandonne pas les autres techniques, ce sera son mode d’expression privilégié et de nombreux très beaux albums paraîtront en xylographie. De superbes réussites esthétiques publiées au Sorbier, chez Syros, Thierry Magnier, La Joie de lire, au Seuil
Jeunesse…

Elle travaille le bois de fil et se montre d’une adresse singulière dans le coup de gouge, à la fois précis, énergique et sensible. Virtuose dans l’usage de la couleur, elle joue harmoniquement des superpositions d’encres et valorise subtilement, dans ses compositions, les aspérités et veines du bois.

L’influence est évidente des Ukiyoé et en particulier de ceux d’Hokusai, dont elle a parodié quelques estampes dans ses illustrations de Kipling, et les célèbres vues du Mont Fuji avec les Boukornine de Dis moi, variations de lumière à la Monet sur un lieu aimé.

C’est en xylographie et avec des caractères de l’Imprimerie nationalequ’elle a réalisé de remarquables livres d’artistes à tirage très limité, Une histoire de barbe (1998), Dis-moi (1999), Voisins de palmier (2004), Petit (2007), Contes (2009), Bruizébêtes (2010) et Des oiseaux (2012).

Amoureuse de la Tunisie, elle puise une grande partie de ses inspirationsdans ses paysages, son bestiaire, ses coutumes, sa population et même les aléas de son histoire, ancienne ou contemporaine. Elle évoque avec tact autant les émois de l’enfance ou la complexité des relations familiales que les problèmes socio-politiques, l’immigration, le racisme, le rejet de l’étranger, la prison pour délit d’opinion, les excès des régimes dictatoriaux ou les incertitudes des révolutions, donnant à ses albums humanistes une portée universelle…

En osmose avec le monde naturel, elle compose des images botaniques lyriques et s’avère une remarquable peintre animalière.

Ce jeu, magistralement xylogravé, est une sorte de retour aux sources : à ses débuts, elle créa, pour le Père Castor, à la gouache, deux jeux de lecture pour la collection Histoires en images, dont le zoologique À chacun son gîte (1973) qui préfi gure notre Plumezépoils à la ferme.

Janine Kotwica


« La vie est belle, j’ai choisi la technique.
Là, ce sera de la gravure sur bois.
C’est quelquefois ou souvent, une envie particulière de tritouiller certaines matières plutôt que d’autres,
un désir de papier comme pour un chocolat grand cru ou tel vêtement parce que le soleil brille.
Et aussi parce que ce choix peut me sembler être plus en harmonie avec le thème de l’histoire.
C’est le moment d’aller glaner ce qui manque…
Un rhinocéros de dos, une plante dont jusqu’à ce jour j’ignorais l’existence,
des loups qui ce jour-là resteront inaccessibles au fond de
leur enclos,
des costumes, des objets.

Je suis prête.
Les planches de bois taillées au format de l’estampe à venir sont empilées.
Le papier est coupé, les outils sont aiguisés et la presse est huilée.
Moment d’incertitude.
Je n’ai pas gravé depuis plusieurs semaines.
Vais-je savoir à nouveau ?
Remettre au lendemain serait une solution.
Je prends une journée de réflexion.
Oui, demain je me jette à l’eau.

Dessiner les esquisses au trait, maintenant.
Mémoire visuelle, mémoire du geste, se rappeler une courbe déterminante pour un mouvement, des lignes, des volumes.
Plaisir de maîtriser l’outil.
Taille directe et définitive à l’envers, le copeau saute, on ne peut le remplacer.
Ajouter, c’est graver une autre planche pour un autre passage, une couleur supplémentaire.
Manier le rouleau.
Premiers essais d’impression, odeur de l’encre, soulever le papier,
mystère renouvelé et répété.
Quelques retouches.
On reprend l’outil, on fait sauter le morceau indésirable, la pétouille qui dérange.
Le travail est rude, j’ai mal aux épaules, mais qu’est-ce que c’est excitant !
Il faudra nettoyer les plaques, la pierre à encrer, les rouleaux.

C’est comme la cuisine ! »

May Angeli
Extrait de « L’entre-temps des albums » de May Angeli.
Ed. L’Art à la Page, 2012.

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